Vous avez sûrement déjà hésité en rédigeant un SMS, un mail ou un message professionnel : doit-on écrire « donne-moi », « donnes-moi » ou « donne moi » ? Cette expression du quotidien cache en réalité plusieurs règles d’orthographe et de grammaire que beaucoup maîtrisent mal. La forme correcte en français standard est « donne-moi », sans -s et avec un trait d’union, mais l’usage varie selon le contexte et le registre de langue. Dans ce guide, nous clarifions les règles, décryptons les erreurs courantes et vous donnons les clés pour utiliser cette formule avec assurance, que ce soit à l’oral, à l’écrit, entre amis ou en contexte professionnel.
Comprendre la bonne écriture de « donnes moi » en français

L’orthographe de cette expression génère de nombreuses interrogations, notamment dans les échanges numériques où la frontière entre oral et écrit devient floue. Avant de détailler les nuances, commençons par une réponse claire : la forme correcte est « donne-moi ». Voyons pourquoi les autres variantes posent problème.
Pourquoi « donnes moi » est presque toujours une faute d’orthographe en français
La graphie « donnes moi » mélange deux constructions grammaticales incompatibles. À l’impératif présent, le verbe « donner » à la deuxième personne du singulier s’écrit « donne », sans -s. Le -s n’apparaît qu’à l’indicatif présent dans « tu donnes », mais l’impératif ne comporte pas de pronom sujet. Écrire « donnes moi » revient donc à confondre ces deux modes verbaux. De plus, l’absence de trait d’union aggrave l’erreur en ne respectant pas la règle de liaison entre verbe et pronom complément.
Comment bien écrire « donne-moi » et pourquoi le trait d’union est indispensable
En français, lorsqu’un pronom complément suit un verbe à l’impératif affirmatif, on le relie obligatoirement par un trait d’union. Cette règle s’applique à tous les verbes : « donne-moi », « regarde-le », « parle-nous », « écris-lui ». Le trait d’union n’est pas optionnel, même dans les messages rapides ou informels. Omettre ce signe de ponctuation, comme dans « donne moi », constitue une faute d’orthographe, bien que très répandue dans les SMS, les réseaux sociaux et les messageries instantanées.
| Forme | Statut | Exemple |
|---|---|---|
| donne-moi | ✓ Correcte | Donne-moi ton avis sur ce projet. |
| donnes moi | ✗ Incorrecte | Confusion indicatif/impératif + absence de trait d’union |
| donne moi | ✗ Incorrecte | Absence de trait d’union |
Faut-il écrire « donne-moi », « donnez-moi » ou « donne-nous » selon le contexte ?
Le choix dépend de votre interlocuteur et du registre de langue. « Donne-moi » s’utilise au tutoiement, dans un cadre familier ou avec des personnes de votre entourage proche. « Donnez-moi » convient au vouvoiement ou lorsque vous vous adressez à plusieurs personnes. Dans un environnement professionnel, avec un supérieur hiérarchique ou un client, « donnez-moi » reste la forme recommandée, bien que d’autres tournures plus polies soient souvent préférables. Enfin, « donne-nous » inclut le locuteur dans le groupe bénéficiaire : « Donne-nous une chance de prouver notre valeur. »
Bien utiliser « donne-moi » à l’oral et à l’écrit sans paraître brusque

L’impératif possède une dimension directive qui peut sembler autoritaire ou impolie selon la situation. Maîtriser les nuances d’usage de « donne-moi » permet d’adapter votre communication sans perdre en efficacité ni en courtoisie.
Comment atténuer la dureté de « donne-moi » dans un message écrit poli
À l’écrit, l’impératif nu peut paraître sec, surtout sans les indices visuels et vocaux de l’oral. Pour adoucir la formulation, plusieurs stratégies existent. La plus simple consiste à ajouter « s’il te plaît » ou « s’il vous plaît » : « Donne-moi ton retour, s’il te plaît. » Vous pouvez aussi reformuler avec le conditionnel : « Tu pourrais me donner ton retour ? » ou « Pourrais-tu me transmettre le document ? ». En contexte professionnel, privilégiez des formulations encore plus polies comme « Pourriez-vous me communiquer… ? » ou « Serait-il possible de recevoir… ? », qui transforment l’ordre en demande courtoise.
Dans quels cas « donne-moi » reste naturel, direct et parfaitement approprié ?
L’expression « donne-moi » n’est pas impolie par nature. Elle s’emploie naturellement entre amis, en famille, ou avec des collègues avec qui vous entretenez une relation informelle établie. Elle convient parfaitement dans des demandes simples et directes : « Donne-moi la clé », « Donne-moi ton numéro », « Donne-moi deux minutes ». Dans ces contextes, l’impératif exprime la spontanéité et la confiance mutuelle. L’essentiel réside dans l’ajustement au contexte relationnel : avec un supérieur que vous ne connaissez pas bien, même un « donnez-moi » peut sembler abrupt.
Que révèle l’expression « donnes moi » des usages numériques actuels ?
La graphie « donnes moi » illustre un phénomène linguistique intéressant : l’oralisation de l’écrit numérique. Sur les réseaux sociaux, dans les SMS ou sur WhatsApp, beaucoup écrivent comme ils parlent, sans distinguer indicatif et impératif. Le -s apparaît par réflexe, calqué sur la forme familière « tu donnes ». L’absence de trait d’union reflète également une simplification typographique liée à la rapidité de frappe. Bien que non conforme à la norme académique, cette tendance révèle l’évolution spontanée du français dans les communications informelles. En 2026, cette pratique reste très répandue, sans pour autant être acceptée dans les écrits formels ou professionnels.
Conjugaison, grammaire et variantes autour de « donne-moi »
Pour maîtriser pleinement l’expression « donne-moi », il faut comprendre la mécanique grammaticale qui la sous-tend. Cette section revient sur la conjugaison du verbe « donner » et les particularités de l’impératif avec pronoms.
Rappel essentiel de la conjugaison de « donner » à l’indicatif et à l’impératif
La confusion entre « donnes » et « donne » provient d’une méconnaissance de la différence entre indicatif et impératif. À l’indicatif présent, on conjugue : « je donne, tu donnes, il/elle donne ». À l’impératif présent, qui sert à donner un ordre ou un conseil, on écrit : « donne, donnons, donnez », sans pronom sujet. Notez l’absence de -s à la deuxième personne du singulier pour les verbes du premier groupe. Cette règle s’applique aussi à « mange », « parle », « écoute », etc. La forme « donnes moi » est donc doublement fautive : elle ajoute un -s qui n’existe pas à l’impératif et omet le trait d’union obligatoire.
Comment fonctionnent les pronoms compléments après l’impératif affirmatif ?
À l’impératif affirmatif, les pronoms compléments se placent après le verbe et se relient par un trait d’union. On écrit ainsi « donne-le », « donne-la », « donne-les », « donne-moi », « donne-nous », « donne-leur ». Lorsque deux pronoms se suivent, ils sont tous reliés par des traits d’union : « donne-le-moi », « donne-la-nous », « donne-les-leur ». Attention, à l’impératif négatif, l’ordre change : « ne me le donne pas », avec les pronoms avant le verbe. Cette structure peut sembler lourde, mais elle reste la norme en français écrit soigné, notamment dans les examens, concours ou correspondances officielles.
Quand ajoute-t-on un -s à l’impératif, comme dans « donnes-en » ou « donnes-y » ?
Voici l’exception qui explique une partie de la confusion : le -s réapparaît à l’impératif devant les pronoms « en » et « y », pour faciliter la liaison phonétique. On écrit donc « donnes-en », « donnes-y », « vas-y », « manges-en ». Cette règle s’applique uniquement aux verbes du premier groupe et au verbe « aller » à la deuxième personne du singulier. Dans le langage courant, cette exception peut créer une analogie trompeuse et pousser certains à écrire « donnes moi » par mimétisme. Pourtant, devant « moi », « toi », « lui », « nous », « vous » ou « leur », le -s ne revient jamais : on écrit toujours « donne-moi », « donne-nous », etc.
| Situation | Forme correcte | Explication |
|---|---|---|
| Devant « moi », « le », « la »… | donne-moi, donne-le | Pas de -s |
| Devant « en » ou « y » | donnes-en, donnes-y | Ajout du -s pour la liaison |
Alternatives, registres de langue et erreurs à éviter avec « donnes moi »
Au-delà de l’orthographe, bien utiliser « donne-moi » implique de connaître les alternatives polies, d’identifier les pièges courants et d’adapter son registre de langue. Cette dernière section propose des solutions concrètes pour sécuriser vos écrits.
Quelles tournures employer à la place de « donne-moi » en contexte formel ?
Dans un cadre professionnel, administratif ou avec des interlocuteurs que vous ne connaissez pas, l’impératif est rarement le choix le plus judicieux. Préférez des formulations comme « Pourriez-vous me transmettre… ? », « Serait-il possible de recevoir… ? », « Je vous serais reconnaissant de bien vouloir me communiquer… » ou « Merci de me faire parvenir… ». Ces tournures conservent la clarté de la demande tout en renforçant la politesse perçue. Par exemple, dans un mail de candidature, évitez « Donnez-moi une réponse rapidement » et privilégiez « Je reste à votre disposition pour tout complément d’information. »
Erreurs fréquentes autour de « donnes moi » et comment les corriger simplement
Les erreurs les plus courantes sont prévisibles et faciles à corriger une fois qu’on connaît la règle. L’erreur numéro un reste « donnes moi » avec -s et sans trait d’union, suivie de près par « donne moi » sans trait d’union. Pour éviter ces fautes, retenez cette astuce : si vous pouvez dire « tu donnes », c’est que vous êtes à l’indicatif, pas à l’impératif. À l’impératif, pensez « ordre sans pronom sujet » et ajoutez systématiquement le trait d’union quand un pronom complément suit. Un contrôle mental rapide suffit souvent : « Est-ce un ordre ou une description ? ». Si c’est un ordre, écrivez « donne-moi ».
- « donnes moi » → « donne-moi »
- « donne moi » → « donne-moi »
- « donnes-moi » → « donne-moi » (sauf devant « en » ou « y »)
Pourquoi soigner l’orthographe de « donne-moi » même dans un simple message
Un « donnes moi » dans un mail de candidature, une lettre de motivation ou un message à un client peut laisser une impression de négligence, voire d’incompétence linguistique. À l’inverse, une orthographe maîtrisée renvoie une image sérieuse et professionnelle, même sur des expressions courantes. Prendre le réflexe d’écrire « donne-moi » correctement, y compris dans vos échanges rapides, représente un petit effort pour un gain réel de crédibilité. En 2026, alors que les communications écrites dominent nos interactions professionnelles et personnelles, la qualité de l’orthographe reste un marqueur social important. Maîtriser cette formule simple, c’est aussi montrer votre souci du détail et votre respect pour votre interlocuteur.
En résumé, l’expression correcte est « donne-moi », sans -s et avec trait d’union obligatoire. Cette règle vaut pour tous les pronoms compléments après l’impératif affirmatif, sauf devant « en » et « y » où le -s réapparaît. Adaptez votre registre de langue selon le contexte : entre proches, « donne-moi » reste naturel ; en situation formelle, privilégiez des formulations plus courtoises. Enfin, soignez systématiquement votre orthographe, même dans les messages informels, pour renforcer votre image et éviter les malentendus. Avec ces repères en tête, vous n’hésiterez plus jamais entre « donne-moi », « donnes-moi » ou « donne moi ».
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